Traitement des odeurs

Concept (besoins et bénéfices)

Les odeurs sont la sensation qui provient de la réception d’un stimulus provoqué par une combinaison de gaz, de vapeurs et de microparticules dans le système sensoriel olfactif. En fonction de la composition du mélange, nous pouvons percevoir l’odeur comme agréable ou désagréable. Mais des facteurs très subjectifs interviennent, comme la sensibilité de la personne, l’environnement dans lequel on la perçoit, etc. C’est justement à cause de ce caractère subjectif des odeurs que leur quantification et intensité est complexe.

Les odeurs sont perçues de manière plus intense, en fonction de la proximité de celui qui perçoit les sources d’émission (industries, déchetteries, usines de traitement des eaux usées, etc.). Lorsque l’odeur produit une gêne excessive à la population, on parle de pollution olfactive et il faut envisager des procédés de traitement de l’air pour leur élimination.

Technologies et offre de Condorchem Envitech

Condorchem Envitech dispose d’une équipe interdisciplinaire avec une longue expérience dans la conception et la construction, clé en main, d’usines de traitement des émissions. Pour cela, en fonction du débit et de la composition du courant à traiter, les opérations plus adaptées sont les suivantes, ou bien une association de celles-ci:

  • Absorption (scrubbers)

    C’est une technique non destructive où les composants odorants passent de l’air vers une solution absorbante. Elle est efficace pour traiter l’air pollué avec des composants polaires comme le NH3, H2S, les amines et quelques COV hydrosolubles. Les solutions absorbantes utilisées dépendent des polluants que l’on souhaite éliminer. Dans certains cas, plusieurs étapes de lavage sont nécessaires, pour obtenir un niveau élevé d’efficacité. À travers cette technique sont consommés des réactifs chimiques et elle génère des déchets liquides qu’il faudra traiter correctement, avant leur déversement. C’est une technique applicable à tout type de débits.

  • Adsorption

    À travers l’adsorption les polluants ne sont pas détruits, ils passent de l’état gazeux à l’état solide. L’adsorbant universel est le charbon actif, mais on peut également utiliser des zéolithes et des alumines. La capacité d’adsorption des adsorbants est finie, c’est pourquoi lorsque l’adsorbant utilisé se sature, il faut le régénérer ou le remplacer. Lorsque l’adsorbant ne peut pas être régénéré sur place, il n’est pas recommandé de traiter des débits d’air élevés ou avec des charges élevées. Lorsque les polluants sont apolaires, l’efficacité d’adsorption est élevée.

  • Biofiltration

    Cette opération est fondée sur le passage du courant d’air à traiter par une couche poreuse remplie de matériau d’origine végétal (copeaux de bois, écorces, fibre de coco, etc.) qui sert de support pour que sa surface soit colonisée par les microorganismes qui consommeront les polluants. Auparavant, l’air doit être prétraité pour intégrer de l’humidité et les nutriments nécessaires ensuite à la culture.

    C’est une technique applicable lorsque la charge de polluants est faible, s’ils sont biodégradables et que le débit à traiter est constant. Elle ne requiert pas l’utilisation de réactifs chimiques et elle ne génère pas de déchets. La croissance des microorganismes se fait en s’adhérant au support du biofiltre et les polluants sont transformés en produits sans danger. Les coûts d’investissement et d’exploitation de ces procédés sont faibles. Cependant, leur application reste limitée aux COV biodégradables, à charges modérées en acide sulfhydrique ou composants ammoniacaux et à ce que l’air ne contienne pas de substances toxiques et/ou inhibitrices.

  • Système de biofiltres percolateurs

    Il consiste à faire circuler l’air à travers une couche remplie d’un support sur lequel poussent les microorganismes adhérés et en contre-courant circule un courant aqueux. Les polluants sont transférés de l’état gazeux à l’état liquide et de là au biofilm où ils sont consommés par les microorganismes. Ces systèmes ne consomment pas de réactifs chimiques et ne produisent pas de déchets.

    Ils sont applicables à tout type de débits d’air et de charges polluantes d’acide sulfhydrique ou de composés ammoniacaux. L’efficacité de l’élimination est très élevée, y compris avec des faibles temps de résidence de l’air dans le filtre percolateur. Les coûts d’investissement sont de l’ordre de ceux des tours d’absorption chimiques (scrubbers), mais les coûts d’exploitation sont plus faibles. Cette technique, comme tout autre procédé biologique, n’est pas applicable lorsque l’air contient des substances toxiques et/ou inhibitrices.

  • Oxydation thermique régénérative

    Cette opération se fonde sur l’oxydation des COV en CO2 et en eau à hautes températures (760-850º C). L’air qui contient les polluants est chauffé à travers un échangeur de chaleur céramique jusqu’à la température de combustion. Dans la chambre de combustion les COV s’oxydent en CO2 et en eau. Plus tard, les gaz chauds passent par une deuxième couche de céramique pour récupérer la chaleur. Cette technique est utilisée pour traiter des débits d’air élevés, avec des concentrations modérées ou élevées de COV. L’efficacité obtenue dépend du rapport temps de résidence de l’air/température, mais elle peut parvenir à être supérieur à 99%.

  • Oxydation catalytique

    Elle consiste en une oxydation des COV en CO2 et en eau à travers l’utilisation d’un catalyseur, ce qui permet de travailler à de plus basses températures (250-400º C) que pour l’oxydation thermique. L’efficacité de destruction est supérieure à 95% et dépend de la température et du catalyseur. Par rapport à l’oxydation thermique, l’augmentation du coût d’exploitation parce que le catalyseur se désactive et qu’il faut le remplacer, est compensée par les économies énergétiques du travail à de plus basses températures. En outre, en travaillant à de plus basses températures, on réduit le risque de formation de sous-produits de l’oxydation comme le CO, le NOX et les dioxines.

En général, les problèmes liés à la pollution olfactive n’ont pas une solution simple. Car des facteurs comme la subjectivité de la perception, la dispersion des substances odorantes dans l’air interviennent, et leur transport demeure assujetti aux conditions météorologiques de la zone, à la complexité de la quantification de l’intensité de l’odeur, etc. C’est pourquoi, il est très important de disposer d’une grande expérience dans la résolution de ces cas complexes, comme c’est le cas pour l’équipe de travail de Condorchem Envitech.